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Dans un monde idéal, les TI travailleraient en équipe.

Mais, allez-vous me dire, nous sommes une grande équipe. En fait, en TI, on ne travaille qu’en équipe!

Je crois qu’il faut faire la différence entre travailler ensemble et travailler ensemble pour le même but. On peut tous partager la même pièce, on peut faire des plaisanteries à côté de la machine à café, on peut rouspéter dans le dos du voisin quand on est fâché ou travailler sur le même projet mais rien de tout cela ne définit quand même le travail d’équipe. Ça peut aussi s’appeler de la cohabitation.

Je vais faire une comparaison avec le hockey. Pour gagner une partie, tous les joueurs doivent tendre vers un même but : mettre le plus de rondelle possible dans le filet adverse. Si l’équipe déroge à cette règle, elle perd la partie ou, si elle gagne, c’est souvent en raison du talent de certains de ses joueurs ou de la chance. Quoi qu’il en soit, elle diminue sensiblement ses chances de gagner un nombre suffisant de partie pour faire les séries mais, encore là, même si elle y parvient, seule une équipe soudée gagnera la coupe Stanley.

Je retiens de cette comparaison trois choses :

1. on améliore sensiblement nos chances de réussite si on tend vers un même but;

2. on est pas obligé de toujours travailler en équipe pour faire les séries mais il faut travailler en équipe pour remporter la palme;

3. les joueurs étoiles sont rares et moyennant un meilleur salaire dans l’équipe adverse, fort peu refuse de faire le grand saut. On ne peut donc pas compter sur eux éternellement! En plus, même une équipe remplie de joueurs très talentueux – et payés des millions – n’est pas garantie de faire les séries. Sans compter le facteur « prima dona »!

Comme on ne peut pas compter sur les joueurs étoiles (il ne s’agit de pas de « gambler » avec les clients), faudrait peut-être se tourner vers la première règle du travail d’équipe : la collaboration. Rappelez-vous, pour gagner, il faut tendre vers un même but : livrer un projet de qualité à temps et sans dépasser le budget.

Vous n’aimez pas le projet (pas assez trippant, etc.); demandez une mutation ou changez d’emploi. Ne trainez pas de la patte en râlant, c’est mauvais pour le moral de l’équipe. Sachez voir à quel moment vous devenez un vecteur négatif dans l’équipe. Ayez le courage de faire de l’air si nécessaire!

Vous travaillez fort mais avez l’impression d’être seul; ralentissez et plutôt que de dépasser tout le monde et de vous en vanter, offrez votre aide à vos collègues. Il y a sûrement des juniors dans l’équipe qui aimeraient profiter de vos lumières et en plus, c’est très gratifiant.

Tout le monde travaille fort mais curieusement, rien n’avance comme prévu; demandez-vous si vous travaillez tous dans la même direction. Communiquez… et dans la même langue svp. Si vous êtes hispanophone mais travaillez dans un milieu francophone, parlez français. Incluez tout le monde dans vos échanges pas seulement ceux qui partagent vos racines. Attention à ne pas créer une distance linguistique!

On vous demande de l’aide mais vous n’avez pas le temps; prenez le temps justement! Le jour où vous n’aurez plus le temps d’aider votre voisin, c’est que votre charge de travail aura dépassé la limite acceptable et alors, c’est l’équipe au complet qui va en souffrir. Ce refus d’aider peut occasionner des retards passagés mais aussi décourager les gens de venir vous voir à l’avenir. Et alors, vous deviendrez un « loner » (solitaire) – tout le contraire du mot équipe.

On vous demande votre aide mais vous préférez vous cacher derrière un obscure processus ne pas pas y répondre; ne soyez pas paresseux! Les gens tatillons ne travaillent pas en équipe. Ils ralentissent plutôt le mouvement. Ils cachent un défaut derrière ce réflex de survie. Mais, ça ne veut pas dire que vous deviez toujours dire oui. Loin de là! Cependant, rien ne vous empêche de chausser les souliers du requérant pour comprendre sa position et tâcher de voir avec lui quelles sont les options. Il manque peut-être seulement d’imagination! Répétez le mot « entraide » plusieurs fois comme un mantra!

Vous ne vous entendez pas avec le drôle de type qu’on vous a collé sur le même projet; c’est OK! Ce genre de chose arrive. On est pas obligé de s’entendre comme larron en foire avec tout le monde. Pouvez-vous quand même travailler avec lui? Non? Bon! Ça aussi ça arrive. Soyez gentil et ne gardez pas ça pour vous. Toutes ces petites rancœurs, toutes ces frustrations mènent au cancer (j’exagère un peu mais pas tant que ça il paraît). Ne vous faites pas chier pendant toute la durée d’un projet. Personne ne vous remerciera d’avoir été patient mais tout le monde se souviendra que vous avez fait la gueule pendant des mois et que le manque de communication avec le type en question a posé toute sorte de problème tout au long du projet. Allez plutôt voir votre patron et s’il ne vous écoute pas, demandez une mutation ou changez de job. Un boss qui comprend pas ça ne vous mérite pas dans son « équipe »! – C’est fou comme je suis anarchiste parfois!

Vous avez besoin d’aide mais vous avez votre fierté; on s’en fout de votre fierté. Quand vous aurez causé un retard irréparable dans le projet parce que vous n’aurez pas osé le dire avant, il sera trop tard pour vous en mordre les doigts. Pilez sur votre orgueil! On ne peut pas être bon partout dans la vie! Et même si on est « parfait » (il m’arrive de l’être ;-)) , il est aussi possible que vous soyez moins efficace certains jours! Personne ne vous pointera du doigt et personnellement, je ne vous en respecterais que d’avantage.

Vous n’avez pas tout à fait compris le travail à faire mais vous êtes pas un idiot, vous pouvez vous débrouiller quand même; et si ça ne marche pas et qu’on vous demande de recommencer? Vous refusez parce qu’à vos yeux, ça fait quand même la job? (et oui, ça arrive!!!) Out! Les mots travail d’équipe ne signifie rien pour vous. Le misérable petit morceau qui ferait très bien l’affaire selon vous a peut-être une grande incidence sur le morceau d’un de vos collègues… ou sur les phases à venir. Les gens « boqués » ne travaillent pas en équipe!

Travailler en équipe exige un grand effort et ça ne marche pas du jour au lendemain. L’être humain est imparfait et travailler en équipe veut aussi dire apprendre à travailler avec les défauts des autres afin d’y palier. On parle alors de tolérance (j’ai personnellement encore du chemin à faire là-dessus, je m’en confesse). Je termine cet article par une phrase biblique universelle : ne fait pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse.

Quelle valeur a une signature pour vous? Signez-vous des chèques avec des montants importants comme chez le notaire? Avez-vous déjà signé un testament? Un consentement juridique sur la confidentialité dans le cadre de votre travail? Avez-vous déjà signé votre nom sur le formulaire à l’hôpital qui stipulait que vous êtes le père ou la mère de ce charmant bébé qui vient de naître?

Qu’avez-vous ressenti alors? Fierté, angoisse, tristesse, une vague responsabilité?

Avez-vous déjà signé votre travail? Document, code, rapport, courriel? C’est tellement évident me direz-vous et pourtant, ce geste devenu si banal dans ce contexte ne semble pas avoir conservé la même portée que dans les situations précédemment exposées. Pourquoi? Votre nom n’aurait-il pas la même signification dans tous ces contextes? Vous êtes toujours la même personne que vous soyez en train de signer un classe java fraichement développée ou que vous veniez d’écrire votre nom au bas d’un courriel.

Je me suis souvent demandée où est la différence. À quel moment béni de notre vie sommes-nous donc dispensé d’être responsable de nos actes? Et pourtant, nombre d’entre-nous n’honorons pas du tout cette signature en remettant du travail bâclé et pourtant signé. Ne sommes-nous pas gênés de cela? Pas du tout et c’est navrant!

Je suis une idéaliste, vous vous en doutez, et je rêve du jour où mes collègues signeront fièrement leur fruit de leur travail et sachant que si le lecteur remarque leur nom, ils n’auront pas à rougir.

Ouvrez au hasard le code de vos collègues. Allez, vous avez sans doute accès à une voute (repository) ou vous pouvez « seiner » à loisir. Ne soyez pas timide, allez-y et ouvrez quelques fichiers innocemment. Regardez bien et posez-vous la question suivante : « Oserais-je signer ce document? » … Non, pas celui-là… les exceptions ne sont même pas traitées. Essayons un autre… non, pas celui-là non plus, le code n’est même pas minimalement commenté. Voyons, essayez-en un troisième… ha! Ha! Haaaaa! Oui, oui, oui, on est proche…. mais… non! C’est rempli de « copier-collé » qui n’a même pas été mis à jour… oh, et ça? Je ne peux pas croire que ça marche! Bof! Je vais pas y passer la journée.

Et vous, passez-vous le test? Ben oui voyons! (je vous imagine le nez en l’air légèrement vexé). Vous allez me donner un exemple. Que non! JE vais choisir à votre place! Me donnez-vous la chance de commenter ouvertement sans vous fâcher? Je vois déjà les excuses qui fourmillent dans votre esprit. C’est sûr que si je cherche la bébête, je vais finir par mettre la main sur quelque chose mais ça risque de ne pas être important à vos yeux. Vous avez peut-être raison mais il ne vous appartient malheureusement pas d’en juger. C’est le pauvre type qui va reprendre votre code pour en faire la maintenance qui a ce droit.

Personnellement, il m’arrive de ne pas signer mon travail, sciemment je veux dire. Lorsqu’on me demande de mal le faire pour des raisons de temps ou d’argent. Vous allez peut-être trouvé ça puéril mais je refuse alors de signer car, j’ai toujours pensé qu’il était important que je sois fière de mon travail et que, si ça n’est pas le cas, je préfère ne pas ébruiter la chose. On a qu’une réputation! Parlez-en aux personnages publics. Ça ne prend pas grand chose pour détuire un nom… pourquoi risquer tout ça pour quelques lignes de code?

Ceci dit, j’aime signer. Pas par prétention mais par sentiment du devoir accompli. Lorsque je signe quelque chose, je sais que j’ai fait mon boulôt et bien qu’il ne soit pas nécessairement parfait (qui peut l’être?), j’en suis tout de même fière car, on n’y trouvera généralement pas d’erreur grossière ou de trace de paresse. Je sais aussi que le jour où le type qui va reprendre mon travail pour le poursuivre va m’appeller, je ne regretterai pas son appel. Bref, je signe comme j’honore mes chèques. C’est une question de responsabilité et de fièreté.

Mais non, je ne parle pas de mise à pied, je fais référence au ménage dans les bugs. Êtes-vous du genre à tout reporter au lendemain? À repousser au maximum le moment où vous devrez vous creuser les méninges pour corriger un problème de longue date au lieu de tripper dans la nouveauté? Si oui, il faut vous responsabiliser!

Voyons, toutes les entreprises dignes de ce nom ont bien un logiciel pour l’inventaire des bugs actifs. Si vous sortez un petit rapport dans le genre « liste des bugs ouverts tous projets confondus » et que vous incluez la colonne « date d’ouverture de l’anomalie », risquez-vous de trouver des cas qui datent de la dernière guerre? Si dans la même liste, vous affichez aussi la colonne » à tester », reste-t-il quelques corps morts qui mériteraient d’être fermés une fois pour toute? Y a-t-il des bugs « tiroir » qui commencent avec un vague problème d’interface et qui – tant qu’à y être – se muent en remplacement du moteur de recherche? Si oui, probablement que personne ne s’intéresse à vos statistiques et donc à ce que vous faites. C’est triste mais c’est ça!

Commençons par nous organiser un peu. D’abord, réglons les corps morts. Un bug est fixé – testons-le et fermons-le s’il est OK. Il est encore problématique… ne tombez pas dans le piège du bug tiroir : si le problème initial est réglé et qu’il en a soulevé un autre, c’est un autre problème. Fermez le bug et ouvrez-en un autre. Allez, allez, ne soyez pas paresseux!

Le problème n’est pas réglé mais il faut dire que le programmeur n’a pas vraiment testé avant de livrer, on réouvre – et hop, un petit coup de marteau pour lui rappeler de faire son boulot correctement. Gardez donc en note le nombre de fois que les bugs doivent être réouverts pour cette raison. Cette statistique vous permettra de rencontrer le programmeur (en présence de son patron) et de lui proposer un poste temporaire dans une chaise de QA pour le sensibiliser au problème!

Le problème n’est pas réglé mais on ne peut blâmer le programmeur, la description du problème était, on ne peut plus succincte. Voulez-vous vous donner la peine de documenter clairement svp? Allez, allez, ne soyez pas paresseux! Personne n’aime perdre son temps!

Suis-je bête! Je n’ai même pas encore fait allusion à la sévérité/priorité. Révisez-moi tout ça et soyez gentil d’inclure votre client dans la conversation. Vous allez vous rendre compte que sa vision des choses est peut-être différente de la vôtre et que tout compte fait, c’est son produit après tout! Vous n’êtes pas d’accord avec lui? Pas de problème, exposez-lui votre point de vue mais à la fin, n’oubliez pas que c’est lui qui paye! Les opinions divergent de part et d’autre malgré tout et vous êtes certain d’avoir raison? Escaladez! Ça n’est plus votre problème si votre client est borné. Vous êtes le dernier point d’escalade, mettez vos objections par écrit et informez-le clairement des conséquences. S’il veut encore se pendre après ça, vous n’y pouvez rien et on ne pourra pas vous le reprocher.

Vous manquez de temps pour faire tout ça? Faut réaménager votre horaire voyons!

Je n’y comprends rien? Mais pas du tout! Je me suis farcie cette excuse si souvent que je suis devenue septique à la longue.

C’est bon, en fait, vous manquez de ressource (mine basse et résignée). Réponse : encore une excuse! Faut avoir les moyens de ses ambitions sinon, à quoi bon! Arrêtez de vous leurrer en continuant à développer de nouvelles choses et assignez donc vos ressources à la correction de bugs. Une fois par année pendant quelques semaines, ça ne fera pas de mal à personne (programmeurs) que de se souvenir qu’ils sont peut-être à l’origine de tout ça!

Dans un monde idéal, on forcerait les programmeurs et les chargés de projets à faire un stage d’emballeur dans une épicerie.

Emballeur dans une épicerie?!!! Ne montez pas aux barricades trop vite et laissez-moi vous expliquer cette idée qui n’est pas si farfelue.

Hier, je faisais mon épicerie. Je rempli graduellement mon panier de plein de bonne chose pour mes poussins et mon conjoint. J’ai le coeur légé et je ne songe qu’à la petite soirée tranquille passée devant la fameuse télévision de mon précédent article. Et puis soudain, j’arrive à la caisse. Rien ne cloche et pourtant, dans quelques minutes, je serai fascinée par l’emballeur. Non pas qu’il soit beau bonhomme – rien à cirer puisque je suis déjà très bien avec mon crouton à moi – c’est sa dextérité qui m’intéresse.

Pendant que je décharge tranquillement mon panier sur le petit tapis roulant et que les « bip » du scanner s’enchainent, je regarde du coin de l’oeil ce jeune homme au bout du deuxième tapis roulant. En bonne consommatrice écolo, je lui tend mes sacs réutilisables. Il sourit et la caissière débite 5 cents par sac à ma facture. Puis, il ouvre le premier sac, jette un coup d’oeil expert à ma commande et saisie le premier item qui ira se loger dans mon sac. Et là, tout déboule! Il accélère le rythme, il lui suffit d’un regard à la volé pour identifier rapidement les bons articles, ceux qui vont se placer parfaitement dans l’espace restant dans le sac.

Un casse-tête mais dans le sens positif du terme. Un jeu d’habileté et de perception spatiale qui demande à celui qui joue d’être pratique et redoutable efficace. Un examen rapide de mes sacs ainsi rempli m’indique généralement si le jeune homme en question occupe le poste depuis une semaine ou moins.

Je paye en souriant (je souris toujours car, je suis béate devant le travail de mon ami l’emballeur) et je me tourne vers le jeune homme qui termine son office avec ma commande. Voilà, plus qu’un morceau à ce casse-tête et hop, il lève enfin les yeux et timidement, me souhaite une bonne journée.

Il mérite mieux que ça! Trop de programmeurs n’ont pas ce soucis d’organiser leur code pour que chaque morceau ait sa place. Trop de chargés de projets ne savent pas gérer leurs projets pour que les livrables soient intelligemment imbriqués.

Je suis persuadée qu’après une semaine comme emballeur dans une épicerie, ces gens qui gagnent 20 fois le salaire de mon timide commis en apprendrait beaucoup et pourrait même développer des réflexes qui leurs serviraient dans leur travail de tous les jours.

Dans le même ordre d’idée, tous les programmeurs et chargés de projet du monde devraient se taper une petite semaine ingrate à tester des applications. Je vous laisse imaginer pourquoi!:-)

Dans un monde idéal, les programmeurs ne s’occuperait pas d’ergonomie.

Il y a une semaine, mon conjoint et moi avons choisi d’investir dans un nouvel amplificateur pour notre système audio et vidéo à la maison. Je dis bien investir en passant car, vu le prix de ces appareils, il faut le voir ainsi sinon, on ne se résoudrait jamais à dépenser de telles sommes. Bon, vous allez me dire qu’il y en a à tous les prix mais une fois bien embourgeoisé, la fourchette des possibilités « acceptables » diminue considérablement. Toute cette histoire a commencé il y a environ 1 an et demi alors que nous songions à remplacer notre vieille télé 20 pouces par un de ces magnifiques écrans plasma. Le standard à l’époque était de 42 pouces mais, qu’à cela ne tienne, on ne change pas de télévision tous les ans alors, pourquoi pas une 50 pouces. Mon chum, infatiguable magazineur sur internet étudie la chose pendant quelques temps et un beau matin, me déclare qu’il a trouvé ce qu’il nous faut… mais comme c’est très cher et que le taux de change canadien est de notre côté, ça vaut la peine d’aller chercher cette merveille chez l’oncle Sam.

La merveille étant énorme, nous louons une minivan, packtons les enfants à l’arrière et prenons la route… je vous épargne la suite du voyage mais si ça peut vous rassurer, ça s’est très bien passé quoi que c’était plus compliqué que prévu.

Le problème n’était pas là! Pourquoi avoir une si belle télé haute définition sans avoir le câble? Ne reculant devant rien, on s’abonne à Vidéotron avec disque dur pour enregistrer et Super Écran SVP… même si les films sont pourris la plupart du temps. Mais là encore, il manque quelque chose. Le son n’est pas à la hauteur de nos espérances et gâche le spectacle. Achat d’un magnifique Speaker centrale pour améliorer la qualité des dialogues… C’est tellement plus clair maintenant! Le temps passe et on ajoute un enregistreur de DVD et un DVD multi-régions. Bien entendu, tous ces magnifiques apparareils ont leur télécommande et il devient vite évident que la gestion des ces bidules encombrants est devenu un cauchemard.

Le temps est venu de s’acheter une télécommande universelle! Et c’est là qu’entre en jeux le sujet de cet article : l’ergonomie. Enfin, un truc facile à utiliser, pas trop compliqué à programmer et qui tient dans une seule main! Encouragés par cette belle découverte, nous augmentons encore notre collection d’un woofer, une console Wii et une console Nintendo – pour la lecture des blue ray (meuuuh non! on s’en sert aussi pour jouer bien sûr… enfin pas moi mais mon chum et les enfants). Je m’exclame alors que notre bonheur est complet… et bien non. Toutes ces babioles sont devenus un fardeau pour notre vieil amplificateur. Misère! Ça ne finira donc jamais?

Achat du nouvel amplificateur la semaine dernière donc. Ce samedi, mon conjoint consacre une grande partie de sa journée à l’installer. Je comprend mieux pourquoi mon père qui déteste les télécommandes a préféré payer quelqu’un pour le faire. C’est tellement complexe que les consommateurs mériteraient bien une télécommande à la hauteur de la qualité de l’amplificateur ou au moins pour compenser la complexité des systèmes d’aujourd’hui. Et bien non! C’est à croire que le type qui a conçu tout ça a tout fait seul du début à la fin. Pour lui, ça doit être super simple, il a conçu le système après tout mais pour le néophyte, c’est l’horreur. Comment se fait-il que personne ne se soit donné la peine de tester l’utilisation de ce produit haut de gamme avant de le mettre en marché? Pourquoi est-ce que la touche Enter n’a pas la même utilisation quel que soit l’appareil? Était-il nécessaire de réinventer une touche aussi commune pour la programmation d’un simple amplificateur?

Bon, il n’y a pas que les télécommandes qui posent problèmes. Combien d’application propose une utilisation erratique, inutilement complexe nous forçant du coup à cliquer jusqu’à la tendinite pour accomplir les tâches les plus simples? L’informatique était supposée aider l’être humain à simplifier son quotidien au travail ou la maison.

Qui est le coupable? Celui qui conçoit le logiciel ou le produit. Il faut savoir reconnaitre ses limites. On ne peut pas avoir tous les talents. On ne peut pas exiger d’une seule personne la maîtrise égale de tous les aspects de son travail.

Sur une note plus légère, je termine en disant que nous nous sommes finalement débarrassés de Super Écran pour le remplacer par le système ZIP sur le web. C’est super! Je vous recommande ça!