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Vous dire que je flotte encore serait exagéré. Il me faut plus qu’une certification ScrumMaster pour planer. Néanmoins, je suis contente. En TI, il faut se tenir à date et si on est paresseux, on tarde pas en s’en mordre les doigts. En m’inscrivant à cette certification, je ne faisais que mon devoir c’est à dire :

me botter le derrière pour me mettre à date;
m’intéresser à d’autres courants de pensé ce ceux que je connais et pratique déjà;
payer à l’employé que je suis une formation – à moi, de moi avec amour – car en tant qu’employeur, c’est mon devoir de contribuer à la mise à niveau de mon staff.

Bon, il ne faudrait pas trop pérorer car, elle n’était pas si compliquée cette certification. Il suffisait d’assister à un cours de deux jours et de payer la facture. Pas d’examen, d’entrevue ou d’expérience préalable nécessaire. Trop facile même. Est-ce que ça peut diminuer la pertinence du geste? Non, quand même pas. Est-ce que les employeurs vont accorder du crédit à cette certification? Ouin, ça c’est plus compliqué.

Vous rappelez-vous la belle époque des certifications Microsoft et Java (il y en a d’autres mais en tant que programmeur dans ces technologies, c’est d’elles dont je me souviens)? On achetait un livre (volumineux et ennuyant comme la pluie), on étudiait pendant quelques semaines ou quelques mois et on se présentait à un examen (pour lequel il fallait payer) toujours en anglais (tant pis pour les francophones de ce monde qui sous le coup de l’émotion avaient du mal à saisir les nuances de la langue de Shakespeare) et si on ratait notre coup, il y avait une période de carence puis, on pouvait se réessayer (en payant à nouveau évidemment).

Est-ce que ces certifications avaient plus de valeur? Bof! Pas nécessairement car, il se trouve que nombre de personne ayant obtenu ces diplômes étaient des mémorisateurs-nés et qu’une fois sur le terrain, rien de filtrait de toutes ces belles connaissances souvent trop théoriques.

Ceci étant dit, les employeurs et le clients aiment les certifications. À une certaine époque, nous (petits employés de la base) étions même forcés d’aller passer ces examens sous peine de perdre notre emploi. Il faut dire que nos employeurs avaient l’obligation d’avoir une masse critique de personne certifiée parmi leur staff pour prétendre au fameux partenariat et conséquamment, pour obtenir de juteux contrat.

Donc, jusque là, pas de problème pour moi. C’est la loi du marché du travail et de la concurrence qui s’impose. Là où j’avais un problème, c’était lorsque l’employeur en question déposait sa soumission avec les cv de ses employés certifiés prétendant qu’ils allaient réaliser le mandat alors que dans les faits, une fois signé, c’était les petits « jobbers » non-certifiés de ce monde qui planchaient sur le projet. Donc, je repose la question : quelle est la valeur d’une certification?

Attention, je ne dis pas que toutes les firmes agissent de cette façon et je n’irais pas non plus dire que ces firmes sont de mauvaise foi. Avec le roulement de personnel, les burn-outs, la férocité du marché, je sais bien qu’il est souvent impossible d’honorer tous les petits caractères. Mais je repose quand même la question : quelle est la valeur d’une certification?

Selon moi, elle réside dans l’effort que la personne met pour se tenir à jour, à son professionnalisme qui l’oblige à s’ouvrir à de nouveaux horizons, à l’intérêt qu’elle porte à son champ d’expertise. Papier ou non, examen ou non, gros sous ou non,quand on fait l’effort, ça devrait compter. Pour ce qui est de l’expertise réelle après une certification, n’oublions pas qu’elle est récente et qu’à moins de s’intéresser depuis longtemps au sujet, on est pas nécessairement apte à relever le flambeau sur le champ. Le papier n’égale pas compétence ou expérience.

Je demeure donc assez humble quand on me dit que je peux afficher partout CSM dans ma signature. J’aimerais bien avoir un mandat sous le capot avant de le faire!

Un camion de Poste Canada arrête en face de chez-moi. Le chauffeur descent avec un carton que je reconnais bien même de loin. Il apporte une commande que mon conjoint a passé chez Amazon.ca. J’ouvre la porte avant même qu’il ne sonne et il me regarde à peine surpris. Il me souris poliment en me tendant mon paquet. Son salut a un petit quelque chose de familier. Il y a de quoi, il doit passer chez-moi au moins une fois par semaine. Depuis que je suis entre deux mandats, on se croise régulièrement.

Je le remercie avec un sourire entendu en me demandant si le nom de mon conjoint va un jour apparaître sur une petite plaque dans le hall d’entrée du bâtiment de la maison mère d’Amazon pour souligner sa contribution régulière à la profitabilité de ce libraire virtuel. On peut dire que c’est l’un de leur très bon client! C’est d’ailleurs une petite plaisanterie entre nous depuis des années!

Comme d’habitude, je résiste à la tentation d’ouvrir le paquet en question. Je me garde une petite gêne car, il ne m’est pas adressé mais en fait, je me doute de son contenu : des livres d’informatique. Mon sous-sol et ma chambre à coucher en regorgent et sur les sujets les plus divers en autant que ça ait rapport avec les TI. Oh, mon conjoint commande bien quelques CD (musique) de temps à autre mais règle général, ce sont les bouquins TI qui ont la cote. C’est temps-ci, il y a toujours les mots « Design Patterns » dans le titre ou le résumé du livre. C’est fascinant tout ce qu’on peut écrire sur le sujet… et surtout que mon conjoint les lise tous avec autant de conviction même s’ils parlent tous plus ou moins de la même chose.

En fait, ce boulimique de la lecture TI a toujours été déçu par le côté « gratteux » de ses employeurs en TI et moi aussi d’ailleurs. La plupart du temps, ces derniers lui refusent l’achat du moindre livre ou mettent en place des systèmes de remboursement ou d’autorisation tellement complexes que le plus motivé des lecteurs préfère abandonner et payer lui-même son livre. Et pourtant, il y en a pour des centaines de dollars par années! Et pourtant, devrais-je dire, ses employeurs aussi bénéficient grandement de cette passion pour son métier. Mon conjoint est à la fine pointe des TI (même s’il dit continuellement le contraire – son humilité à ce sujet est quasi maladive). Pour maintenir son niveau, il n’a pas vraiment le choix de lire sur une base régulière. Ça fait partie de la job!

Vous pourriez lui poser une question sur tous les « buzz words » existants (passés, présents et futurs) et il vous en expliquera les moindres rafinements. C’est absolument fascinant! En entrevue, malgré son caractère réservé, il épate la galerie à tous coups.

Évidemment, je pompe un partie de ce savoir à mon profit lors de nos discussions mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il n’est pas dans les normes actuels de ne s’intéresser qu’à ça. La plupart des gens en TI que je connais lisent bien sûr sur le sujet mais jamais autant que mon conjoint. Ce qui me fait dire que si les employeurs étaient moins chiches sur l’achat de livre, il est très probable qu’un petit budget de 300$ par année par employé pour l’achat de livre serait très réaliste. Ça existerait à certains endroit mais personnement, je n’ai jamais vu ça. Comme si, en ouvrant les vannes, les « boss » avaient peur d’être littéralement lessivés par leurs employés.

En TI, le roulement de personnel est une religion et ce, même si ça coûte une fortune aux employeurs. Pourtant, avec ce genre de petit incitatif peu coûteux, la rétention serait sans doute meilleure.

Je viens de terminer mon sudoku. J’adore ça car, ça me délasse les méninges. Puis, comme je n’ai rien de spécial à faire, je me promène sans but sur internet. Je vogue d’un site à l’autre jusqu’à ce qu’une idée germe dans mon esprit. Hé! Ça doit bien faire une année que je ne me suis pas googlelisée! Voyons voir si mon homonyme de Calgary a gagné ses élections!

Je tape son nom (et le mien) dans la barre google de mon navigateur. Son site apparaît en premier. Je clique sur le lien et… Ouiiiiii! Elle a été réélue! Yesss! Un sentiment de fierté m’envahit même si dans le fond, je ne la connais ni d’Ève ni d’Adam et que suis généralement assez dubitative concernant la politique. Pas grave! Si je suis une illustre inconnue, mon nom lui passera sans doute à la postérité!

Une fois l’adrénaline retombée, je réalise qu’en fait, je suis tellement inconnue que pour quelqu’un qui se cherche un nouveau contrat en TI, c’est quand même pas l’idéal. Bon, je ne vais quand même pas me faire un site web, non?!!! …. Oui? Heuuuu! Et qu’est-ce que je mettrais dessus? Mon CV? Ennuyant non? Il faut trouver mieux. Mon blogue? Ouin… mais j’ai choisi un pseudonyme justement pour me donner plus de liberté pour écrire. Non, il faut trouver mieux. Blanc total… pas d’idée! Zut! J’y reviendrai plus tard.

Mais au fait, est-ce que j’existe tout court en ce moment même sur la toile? Hu-hummm! Ouin, si on veut. Et si je tape mon nom entre guillemets pour aider le moteur de recherche? Ha! Me voilà!… mon profil LinkedIn. Ok, c’est un début!

Peut-être que je m’en fais pour rien après tout. Combien de personne googlelise vraiment au juste? Je tape « googleliser » et j’obtiens une série de liens. On dirait bien que d’autres se sont posés la question avant moi! Le premier que je lis (un avocat blogueur) parle de « phénomène non négligeable ». Selon une étude, « 50 à 70% des internautes professionnels recourent à cette pratique ». OK! Faudrait que j’en tienne compte finalement. Le type ajoute qu’il faut prendre soin de :

  1. maintenir notre site (quel site dans mon cas… il faut que je trouve une idée!);
  2. être présent sur nos réseaux (pourquoi on ne voit pas que je fais partie de l’AQIII?);
  3. prenez part à des discussions dans des forums (soupir… il a raison, le bonhomme!);
  4. écrivez sur les sites des autres (re-soupir… faudrait, je le sais mais j’ai pas toujours quelque chose à raconter, et vous?).

Et l’aspect réputation dans tout ça? En ce qui me concerne, j’ai l’habitude de faire attention à ce que j’écris car, les traces ainsi laissées peuvent nuire longtemps. Ainsi, dès la venue au monde de Facebook, je me suis bien jurée de ne jamais m’associer à ce réseau social. Dans le cas de Facebook, on est même pas propriétaire de notre profil. C’est comme si je donnais les clés de ma maison à la Terre entière. C’est carrément du viol intellectuel et, en ce qui me concerne, ça a plus à voir avec le voyeurisme que l’échange amical. Enfin, c’est mon opinion!

Malheureusement, ne pas avoir de profil Facebook n’empêche pas qu’on s’y retrouve malgré nous. J’ai déjà vu un directeur du marketing publier sur son profil une photo de la présidente de la compagnie visiblement pompette, un verre de vin à la main. Si la dame en question avait su, je ne sais pas si elle aurait apprécié et le bonhomme ne l’a pas informé de son geste non plus!

En ce qui me concerne, je ne souscrit qu’à LinkedIn et uniquement dans un but professionnel. J’ai bien peur que mon profil ne sera jamais complet à 100% selon les critères de ce réseau! Bon, maintenant, il faut que je trouve une idée pour mon site. Des suggestions? Ne vous gênez pas!

C’était hier, mercredi. J’étais perchée sur un escabeau et je lavais mes fenêtres. D’habitude, mon peu d’aptitude à cette corvée me convainc de la repousser indéfiniment mais hier, je ne pouvais pas. Ma femme de ménage était là à récurer mes salles de bain, faire mes lits, laver mes planchers, faire mon époussetage sans compter qu’elle ramassait également ma cuisine et les innombrables trucs que mes poussins avaient laisser trainer partout dans la maison. Bref, je n’avais pas le choix, ou je m’y mettais et on travaillait dans les jambes l’une de l’autre où je lavais mes fenêtres. Mon pire cauchemar prenait vie.

Le bon côté de la chose c’est que ce genre de tâche ne nécessite pas une grande concentration et que, du coup, mon imagination virevolte comme une hirondelle au printemps. Je repense à ce recruteur qui m’appelle pour un poste en programmation java. Il a besoin d’un bon programmeur. Je lui explique que je n’ai pas programmé depuis un moment car, j’ai plutôt fait de la charge de projets. Il n’en a cure. Il insiste. Il me décrit le poste comme si c’était un voyage à Riviera Maya au Mexique. Je renâcle mais il tient bon. Il m’a appelé trois fois en tout pour un poste qui ne m’allait pas. Ça commençait à ressembler à du harcèlement même si, me disait-il, il adorait le petit graphique dans mon cv (un timeline). Finalement, j’ai réussi à le décourager et il ne m’a plus donné de nouvelles.

Je pense aussi à ce poste de chef d’équipe qui me semblait super intéressant. Je me mets donc moi-même à harceler le recruteur pour avoir plus d’information et faire remonter mon cv sur le dessus de la pile. Malheureusement, il se trouve que le client est trop loin de chez-moi. Encore un deuil à faire!

Heureusement, un autre recruteur me fait signe pour un poste de chargé de projets web. On demande – non, on exige – le PMP, le macroscope et blah-blah-blah. Non mais, comment se fait-il qu’en 2009, les employeurs exigent encore automatiquement le PMP pour gérer des projets web! C’est comme si on demandait à un chirurgien d’officier comme simple boucher. À moins d’avoir un projet grandiose et très complexe, la certification PMP et une connaissance irréprochable du PMBOK n’est pas nécessaire. Le cours pour la gestion de projets lui est important par contre. C’est vrai qu’il y a des tas de pseudo chargés de projets qui ne savent pas faire la différence entre un problème (issue) et un risque (risk) mais de là à exiger un PMP!

Vous voulez que j’ouvre une parenthèse sur le célèbre Macroscope? J’ai travaillé pour DMR et j’ai appris partiellement le Macroscope par le passé. Il a évolué depuis. Pour les projets webs, on en a pondu une version allégée qui s’appelle le P+. Je n’ai jamais utilisé cette version mais je suppose qu’elle ressemble à l’évolution que j’ai moi-même fait subir au Macroscope au fil des ans et que j’utilise toujours. Mes templates s’inspirent du Macroscope fusionné au gros bon sens (le même que dans la pub des voitures à la télé) et à la réalité de chacun de mes clients. Et ça fonctionne super bien! Est-ce que je connais ou ai-je utilisé le P+? Non! Est-ce que je pourrais appliquer sur un poste exigeant cette connaissance? Je crois bien oui. Est-ce que les recruteurs aiment ce genre de réponse? Pas plus que leurs clients car, tout ce beau monde est persuadé que nous devons tous être taggués (P+/Macroscope, PMP, Scrum, EATI, FACIL, ITIL, etc.) pour pouvoir faire un mandat alors que souvent, les critères en question sont sur-évalués. Je ne dis pas que ces certifications ne sont pas nécessaires, attention! Je dis seulement qu’on en exige trop pour rien.

Y a-t-il quelque chose de plus plate que de mettre un curriculum vitae à jour? Quand on est contractuel, ça se produit malheureusement assez souvent. Dès la fin d’un mandat et même avant, il faut retrouver la dernière copie valable de notre cv pour y ajouter la dernière expérience. Il faut réinventer sans cesse la façon de décrire les « merveilles » qu’on a fait. Il faut choisir les bons mots pour faire baver d’envie les recruteurs et les clients potentiels sans oublier de trouver de nouvelle personnes références pour rafraichir notre liste.

Mais s’il n’y avait que ça! Malheureusement, il faut aussi en faire la traduction (le marché anglophone est très fort à Montréal).

Mais encore?!!! À chaque mise à jour, il faut se questionner à savoir si ça commence à être trop long et ce qu’on pourrait enlever pour alléger tout ça sinon, on risque de rebuter le lecteur de nos aventures professionnels.

Ai-je tout dit? Nonnnnnn! Avez-vous pensé aux diverses formes et modes qui entourent la rédaction d’un cv? Regroupement par type de poste, par secteur d’industrie, par ordre chronologique… Calcul savant pour déterminer combien de temps j’ai passé à faire du java au cours des 6 dernières années alors que je n’en ai fait que sporadiquement. Formations, certifications et tutti quanti!

Bon! Je crois que j’ai tout! Heuuuuu… non! Pas encore. Il me reste mon profil LinkedIn! HaHaaaaa! (comme dirait le gars de FamilyPrix) Non seulement je dois y ajouter tout ce que je viens de faire en cv mais je dois rechercher les nouveaux groupes auxquels je pourrais m’affilier. Je dois aussi changer régulièrement la petite phrase du jour, mettre ma compagnie privée comme employeur actuel pour faire accroire à tout le monde que je ne végète pas entre deux mandats, inviter des tas d’anciens collègues à se connecter à moi pour ne pas perdre contact et demander des recommandations (en fait, je ne fais pas cette partie là – pu capable!).

Ahhhhhhh! Je respire enfin! C’est fini… que non! Je dois encore aller sur le site de l’AQIII pour activer mon profil afin que la communauté TI sache que je suis disponible à nouveau. J’en profite pour revisiter mon texte de présentation pour le rendre plus intéressant… tâche ardue s’il en est une. Je termine en réactivant l’envoi d’offres de contrat par courriel.

Cette fois, c’est bien fini! Mais soudain! Bang! Le téléphone commence à sonner. D’aucun serait très soulagé d’entendre aussi rapidement le téléphone mais moi, je sais que c’est juste pour « scèner » (i.e. voyeurisme)! Les recruteurs me donnent un coup de fil non pas pour m’offrir un mandat mais pour mettre mon cv à jour! Quelle ironie! C’est que, chez-eux aussi mon cv existe et dans un autre format SVP. Il est entré soigneusement dans une base de données et formatté pour représenter la firme qui veut faire croire que je suis une de ses employés, par soucis d’uniformité évidemment! Ce faisant, ils détruisent déjà une partie du travail fait pour revamper ce petit document ennuyant comme la pluie. Misère! Au cours des prochaines semaines, je parlerai à plusieurs dizaine d’entre-eux. C’est fou ce qu’il y en a à Montréal. Ils doivent se marcher sur les pieds sans bon sens! Je découvre de nouvelles firmes régulièrement.

Et ce n’est pas tout! Quand je prend contact avec une nouvelle firme, je dois également la rencontrer en entrevue, histoire de s’assurer qu’ils ne recommandent pas une parfaite inconnue à leurs clients. C’est OK pour moi mais je ne m’explique pas pourquoi je dois toujours me taper leur petit discours pompeux sur leur dynamique entreprise ou leur porte-feuille de clients à faire baver d’envie CGI lui-même! C’est beau les gars mais honnêtement, c’est ma candidature que je veux vendre! Vous ou une autre firme, je suis désolée mais ça ne me fait ni chaud ni froid!